On parle beaucoup de la Honda Hornet 750 et de la MT-07 pour leur moteur fun. Mais si la meilleure moto pour débuter était encore la Kawasaki Z650. Notre petit gabarit d’Elodie, nous partage sa découverte du roadster A2 au quotidien et en balade.


Il parait que la vraie passion ne connait pas les caprices de la météo. C’est donc avec cette phrase en boucle dans la tête que j’ai repris la même saucée qu’avec la versys 650, mais cette fois-ci au guidon d’une Z650. Alors, à défaut d’avoir trouvé le soleil, j’ai ainsi retrouvé le plaisir de conduire un roadster l’espace de quelques jours. Pour cette découverte, elle m’a accompagnée partout, y compris sur la sortie dominicale. C’est la fameuse utilisation « loisir-travail » de vos questionnaires d’assurance. Après le confort du trail, voyons ce que ce petit roadster va nous faire vivre comme aventures cette fois-ci.

Après cette petite découverte, vous pourrez retrouver l’essai complet de la Kawasaki Z650

Un petit roadster compact et léger

Kawasaki Z 650 - © A2 RIders

© @Damisixr pour A2 Riders

Même sans avoir démarré, juste en s’installant au guidon, je comprends pourquoi cette moto séduit de nombreux jeunes permis chaque année. On sent immédiatement que c’est un vélo. La selle est très basse et fine, j’ai les pieds à plat et les jambes pliées du haut de mon mètre cinquante-cinq. Le guidon est très proche du pilote également et relativement étroit, ce qui rend la position assez neutre pour un gabarit comme le mien. Les commandes sont immédiatement accessibles, même pour les petites mains. En bref, cette moto est très compacte, légère et cela m’a donné l’impression d’être assise sur une 400 cm³.

Pour quelqu’un de grand, je pense cependant que cela peut aussi s’avérer moins enthousiasmant à la longue. Nous avons eu l’occasion de rouler en duo et nous étions quelque peu à l’étroit sur les toutes petites selles. D’un autre côté, comme il pleuvait des torrents d’eau, ça a permis à l’eau de ne pas s’infiltrer totalement dans le dos du pilote. 

Une alliée de confiance, surtout dans la jungle urbaine !

Kawasaki Z 650 - © A2 RIders

© @Damisixr pour A2 Riders

Dès les premiers mètres, cette moto m’a donc mise en confiance. Elle se manœuvre avec une facilité déconcertante. C’est comme si elle se glissait dans le trafic en ville. Elle est très agile et ça devient un jeu d’enfant de rouler, voire plutôt de se faufiler dans une circulation dense. Pourtant habituée de l’interfile, j’ai eu l’impression de redécouvrir par moment cette pratique à son guidon. Pour des petits gabarits comme le mien, manipuler une moto à basse vitesse ou à l’arrêt peut s’avérer plus complexe que pour nombre d’autres motards ou motardes. Avec elle, tout devient simple, en particulier ce que je détestais faire lors de mes premiers mois de permis : la déplacer à l’arrêt, prendre un petit virage serré à basse vitesse, manœuvrer en ville. Attention malgré tout aux excès de confiance par sa facilité. Comme tout semble être fait sans effort, elle incite à profiter de son agilité en ville, ce qui peut surprendre des usagers moins attentifs.

Mais surtout, la Z650 pardonne beaucoup, vraiment beaucoup. Et j’aurais préféré ne jamais faire le test qui va suivre. Il s’agit pourtant d’un geste bien connu dans les moto-écoles : l’évitement. Souvent redouté, ce geste, je le pratique de temps en temps en interfile ou suite à un refus de priorité. Mais je n’avais jamais été amenée à le faire pour éviter un malencontreux piéton alcoolisé sur la chaussée. En bref, ce gentil monsieur s’est jeté sous mes roues. Je pourrais vous faire tout un narratif sur la fluidité dans l’exécution du geste qui a suivi, mais la vérité, c’est que je n’ai pas du tout eu le temps de réfléchir. J’étais sur une route à 70, sous la pluie et il était à quelques mètres de moi. Le réflexe a pris le dessus sur tout le reste. Je n’ai réalisé qu’après, en sentant mon cœur tambouriner dans ma poitrine et la montée d’adrénaline me monter à la tête. Mais puisque je suis là pour vous le raconter, le test a été réussi haut la main, que ce soit sur ma capacité à inventer des noms d’oiseaux que concernant la Z650. Elle n’a pas montré un seul signe de faiblesse. Si je n’obtiendrai jamais le fin de mot de l’histoire sur le pourquoi du comment de ce geste, c’était aussi un petit rappel que la prudence et l’anticipation sont toujours clés, même quand on se croit à l’abri de toutes les surprises.

La Z650 mérite pleinement son qualificatif de « jouet »

Kawasaki Z 650 - © A2 RIders
© @Damisixr pour A2 Riders

Après 5 jours d’aller-retours moto – boulot – dodo bien sportifs, il était temps de quitter cet environnement gris et urbain pour aller se dégourdir un peu en campagne ! A nous le Vexin et ses quelques virages parmi beaucoup de lignes droites. Par chance, le soleil est de retour et les routes sont relativement propres pour la saison. De quoi s’enhardir et la pousser un peu. Je la trouve immédiatement agréable à mi-régime. La moto est joueuse mais raisonnable. Il y a de quoi prendre du plaisir sur le couple, sans pour autant se faire surprendre. Le train avant, très léger, déleste facilement, même pour une novice de ce genre de pratique comme moi. Une petite bosse, une accélération en deux ou trois et la roue décolle. Je me fais la remarque à ce moment-là qu’elle est très différente en termes de comportement de la Versys Découverte Kawasaki Versys 650 : la pluie ? Quelle pluie ?! – A2 Riders avec qui elle partage pourtant le même bicylindre en ligne, ou encore des suspensions similaires.

Je décide de faire quelques aller-retours sur un « spot » à virages que je connais bien pour mettre un peu de rythme et d’angle. Si je ne suis toujours pas fan des pneumatiques, identiques à ceux de la Versys, je la découvre sous un nouvel aspect. Son agilité associée à son moteur que je ne découvre réellement que maintenant la rendent très fun. Elle se place facilement en virage, elle change de trajectoire juste avec l’aide du regard sans forcer. Même si je trouve la suspension arrière trop molle, le comportement de la moto reste rassurant, sans mauvaises suprises. Alors que Damien, qui m’accompagne en ZX6R, se morfond de ne pas pouvoir exploiter son moteur, je m’amuse comme une gamine dans les petits sinueux. Et surtout, je roule sans forcer et sans avoir le sentiment de transgresser l’intégralité du code de la route. Et parfois ça, c’est tout aussi plaisant.

Mais plus j’enchaine les kilomètres plus, je commence à fatiguer un peu. Non pas à cause de ma conduite en elle-même, mais plutôt parce que j’ai oublié ce que c’était de rouler sans protection face au vent depuis que je roule en sportive ou avec des trails. Cette petite Z me l’a bien rappelé. Ça tire dans les bras et j’ai le casque qui ballote. Après une balade d’une bonne centaine de kilomètres, j’ai aussi mal aux fesses. La selle n’est pas inconfortable, mais la position de conduite très compacte ne me permet pas d’être aussi mobile que je le souhaiterai sur la selle. Je n’en ai pas écourté ma balade pour autant mais il est certain qu’elle ne sera pas mon premier choix pour un road trip.

Une moto qui ne laisse pas indifférent

Kawasaki Z 650 - © A2 RIders

© @Damisixr pour A2 Riders

Même si mon escapade à la campagne m’a fait du bien, j’ai beaucoup plus roulé en milieu urbain. Notamment dans Paris et sur le périphérique, ce qui m’a offert une expérience sociale de la route. Étonnamment, je n’avais pas ressenti un tel manque de respect à mon égard depuis longtemps. Cette moto m’a prouvé à quel point le monde des deux-roues peut parfois être teinté de préjugés. Un peu à la manière dont certains comportements peuvent être discriminants envers les jeunes automobilistes ou les élèves des autoécoles. En dépit de ma conduite qui était exactement la même qu’avec la Daytona ou même qu’avec la Versys, j’ai fait face à des comportements que je n’observe pas de manière aussi fréquente d’habitude. Dépassements dangereux, queues de poissons, non-respect des distances de sécurité, j’ai eu le sentiment d’être un prétexte aux comportements débiles et irrespectueux. Le pompon : les commentaires au feu rouge sur « mon aisance au guidon pour une femme » ou encore le fait que je sois « bien équipée pour une motarde ». Difficile de faire plus cliché et pourtant, il ne s’est pas passé une journée sans que j’observe plusieurs de ces comportements.

À l’inverse, lors d’une sortie avec des collègues non-motards, la Z650 a suscité ici l’approbation générale. Son design, en particulier sa face avant reconnaissable et ses détails rouges, ont attiré les regards. Ils surestimaient même pour certains sa puissance ou sa cylindrée en raison de son look. J’ai donc été assez surprise de constater ces deux types de comportements dans chaque groupe, en particulier sur le premier. Ce qui me fait dire que cette moto ne laisse pas indifférente ceux qu’elle croise.

Le mot de la fin ?

Cette Kawasaki Z650 se démarque de mon point de vue sur sa réelle facilité de prise en main. Que ce soit en milieu urbain, sur des routes plus sinueuses ou même face à des situations inattendues, je la trouve vraiment agréable à rouler, même lorsque l’on est habitué à des cylindrées plus puissantes et des motos plus efficaces. Son côté ludique et son accessibilité font une grande partie de son charme. Partie à l’origine avec quelques aprioris, notamment liés à ses grandes sœurs disponibles aussi en A2, je me suis surprise à prendre beaucoup de plaisir à son guidon et à lui trouver plein de qualités. Une belle découverte !

Cette petite découverte vous a plu ? Vous pouvez l’essai complet de la Kawasaki Z 650

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4 responses to “La Kawasaki Z 650 est-elle une bonne moto pour débuter ?”

  1. Je l ai choisi il y a 5 ans après quelques dizaines d années sans conduire…je la garde! Facile, légère elle m a permis de me faire plaisir à nouveau

  2. […] La Kawasaki Z 650 est-elle une bonne moto pour débuter ? […]

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