Vous êtes prêts ? Kawasaki a pris sa Z900RS, a soufflé la poussière vintage, et a glissé dessous un paquet de techno. Toujours le look Z1 des seventies. Sauf que. Maintenant, c’est ride-by-wire, IMU, shifter up/down, cruise control. La totale. La même vibe qu’un vinyle réédité… mais en Dolby Atmos. Et bim !

Franchement ? On l’attendait. La Z900 2025 avait déjà eu droit aux puces et au cerveau inertiel. La RS rattrape le wagon. Sans toucher à l’ADN rétro. Comme l’iPhone Classic qui gagne Face ID. Oui, j’ose.

Ce qui change vraiment en 2026

Moteur et électronique: le big four qui sait compter jusqu’à 6 axes

Le cœur ne bouge pas: 4 cylindres en ligne 948 cm³, liquide, double ACT. Mais Kawasaki annonce une carto revue: 114 ch à 9 300 tr/min (certaines comm’ évoquent 116, on saura sur banc si les gars mentent ou pas), et 98 Nm (72 lb-ft) à 7 700 tr/min. Traduction: plus de peps en haut, plus de douceur en bas. Le combo que ta playlist du matin n’arrive pas à faire.

Le gros morceau ? L’arrivée des Electronic Throttle Valves. Aka ride-by-wire. Ça débloque le régulateur (oui, sur une néo-rétro), un KQS up/down pour claquer des rapports sans embrayer, et surtout l’IMU qui fait le chef d’orchestre. Au programme: KCMF (gestion des assistances en courbe), KTRC affiné, KIBS (ABS intelligent), contrôle de wheeling/slide et engine brake gérés finement. Le tout sans tuer la sensation mécanique. Les fans du « câble only » pourront râler au café, mais sur le bitume, c’est carrément plus propre.

Châssis et freins: ne pas toucher à ce qui marche (ou presque)

Le treillis acier haute résistance ne change pas. La fourche inversée 41 mm reste entièrement réglable (compression/rebond/précharge), et l’arrière conserve le Back-Link gaz avec réglage de rebond et précharge. Les disques de 300 mm à l’avant avec étriers radiaux 4 pistons et 250 mm à l’arrière sont reconduits. La différence visuelle notable ? Le nouvel échappement mégaphone plus long et des collecteurs retordus façon serpents qui descendent plus bas. Plus d’attitude, plus de voix. Oui, Kawasaki promet un son plus expressif. Pas besoin de mettre du Travis Scott pour faire vibrer le quartier.

Version SE: les dorures utiles, pas que pour frimer

Tu veux un peu plus de croustillant ? La Z900RS SE ajoute Brembo M4.32, durites aviation, et un Öhlins S46 à molette déportée. Ajoute un port USB-C au guidon, pratique pour Waze/Spotify. Et ces touches dorées sur la suspension et les jantes… bling maîtrisé. Pas blouson à franges, plutôt bomber satiné.

Le style: Z1 outside, tech inside

Toujours ces codes qui font mouche: réservoir goutte d’eau, phare rond, cul de selle ducktail, fausses ailettes usinées sur le bloc pour l’illusion air-cooled. Kawasaki connaît son public. Pour 2026: Candy Tone Red (clin d’œil Z1B 1975), et la Black Ball Edition en Ebony full black-out pour les ninjas urbains. La SE arrive en Metallic Spark Black avec liserés orange et pièces dorées assorties.

Côté assise, comptez 835 mm de hauteur standard avec une option basse à ~810 mm annoncée. Les longues jambes diront merci, les autres aussi. Et la ligne mégaphone allonge visuellement l’arrière. Retro muscle, pas cosplay.

A2: oui, elle se bridera (et elle le vit bien)

Bonne nouvelle, la famille Z900RS est dispo en 70 kW et 35 kW. Donc permis A2, c’est jouable avec un kit 35 kW. On me demande toujours: « 4 cylindres de 215-216 kg et A2, ça le fait ? » Réponse: oui, si tu sais pourquoi tu la prends.

  • Pour le quotidien: position détendue, rayon de braquage correct, moteur onctueux. Le ride-by-wire gomme les à-coups à bas régime, le KTRC rattrape les excès d’optimisme sur peinture mouillée.
  • Pour la voie rapide: cruise control = poignet zen, conso raisonnable pour la catégorie, 17 L de réservoir, et un bloc qui tourne relax.
  • Pour progresser: châssis sain, freinage clair, IMU qui te laisse rouler sans te punir. Ce n’est pas une 400 école, c’est une « grosse » civilisée. Tu files des bases solides et, une fois débridée, tu redécouvres la moto. Deux en une.

Astuce de coach: prends l’option selle basse si tu es en dessous de 1,72 m, garde des pneus routiers premium, et règle la précharge arrière pour éviter l’arrière qui pompe en duo. Simple. Efficace. Jean-Kévin du CrossFit n’aura qu’à bien se tenir.

Par rapport aux rivales: le charme du 4 pattes

Dans l’arène néo-rétro, la Z900RS joue une carte rare: le 4 cylindres. Face aux bicylindres type Triumph Speed Twin 900 (ex-Street Twin) ou aux triples techno comme la Yamaha XSR900/XSR900 GP, la Kawa sort le violon à 10 000 tours et un velours mécanique que les twins n’auront jamais.

  • XSR900/XSR900 GP: plus légère, plus sportive dans l’âme, IMU aussi, électronique au top. Mais look « course 80’s » vs « seventies chic ». Question de mood.
  • Triumph Speed Twin 900: charme british, couple bas, permissive A2 d’origine. Moins d’allonge, moins techno.
  • Suzuki Katana: esprit 80’s et base 1000, pas A2-friendly de série. Autre délire.

La Z900RS se pose en daily premium qui tient la distance, qui flatte les yeux, et qui ne te lâche pas quand la météo décide de faire du Stromae. Et avec la SE, tu coches la case « freinage/suspension » sans passer par la case accessoires.

Poids, dimensions, sensations: la vérité du trottoir

Annonce constructeur: 476 lb (216 kg) tous pleins faits, empattement 1 466 mm, chasse 25°/trail 99 mm (3,9 in), pneus 120/70-17 et 180/55-17. Ça semble « gros » sur le papier ? En dynamique, la géométrie et le guidon large font le job. La fourche 41 mm réglable permet d’endiguer le plongeon au freinage, l’arrière Back-Link garde de la rigueur… tant que tu règles. D’origine, c’est confort-route. Tu « fermes » deux clics en compression/rebond à l’avant, un demi-tour de précharge à l’arrière, et la Z se resserre comme un hoodie en XS.

Le son: plus présent avec le mégaphone, grave sans être lourdaud. Pas de pétarade façon échappement libre TikTok, et c’est très bien. Les voisins t’aimeront encore (un peu).

L’équipement qui va bien avec la Z900RS ?

Shoei Glamster 06 – Le choix du puriste

C’est sans doute le casque qui colle le mieux à l’esprit de la Z900 RS. Shoei a réussi à créer un casque extrêmement compact avec un look délicieusement rétro, tout en respectant la norme ECE 22.06.

Il est très léger et offre un champ de vision impressionnant. Sur une Z900 RS, où l’on regarde souvent autour de soi, c’est un confort majeur. La finition Shoei est au niveau de la finition Kawasaki : irréprochable.

Le Shoei Glamster 6e Génération, le meilleur casque néo-rétro, est sur La Bécanerie, alors foncez !

Fiche express (pour briller au comptoir)

  • Moteur: 948 cm³, I4, 114 ch @ 9 300 tr/min, 98 Nm @ 7 700 tr/min
  • Électronique: IMU, KCMF, KTRC, KIBS, KQS up/down, cruise control, ride-by-wire
  • Partie-cycle: treillis acier, 41 mm réglable, amortisseur Back-Link, 300/250 mm de disques
  • SE: Brembo M4.32, durites aviation, Öhlins S46, USB-C
  • Ergonomie: 835 mm (option ~810 mm), 17 L, 216 kg tous pleins faits
  • A2: versions 70 kW et 35 kW dispo

Verdict A2 Riders: rétro de tête, moderne de cœur

La Z900RS 2026, c’est la preuve qu’on peut respecter un mythe sans rester bloqué en 1975. Le look te fait tourner les têtes, l’IMU te garde les roues dans l’axe, et le 4 pattes te chante à l’oreille. En A2, c’est une école de finesse: tu apprends la rondeur du poignet, la lecture du châssis, et tu construis un futur sans te lasser. Débridée, elle a encore du coffre pour te garder des années.

Tu veux une néo-rétro qui n’est pas qu’un vêtement de moto, mais une vraie plateforme technique, upgradable en SE, utilisable tous les jours, agréable en duo et qui claque sur le parking du bureau ? C’est elle. Reste le prix. Mais ça, on en parle dès qu’on a l’étiquette… vous êtes chauds pour l’essai routier maison ?

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