Permis A2 en poche, l’aventure moto démarre. Ça tombe bien, Kawasaki vient de lancer une nouvelle gamme 500 cm³. Mais ce petit roadster Z500 est-il le bon choix pour débuter ?
La petite cylindrée, celle des motos natives A2, a le vent en poupe. Il y en a de plus en plus sur le marché. C’est même carrément le bordel pour se décider ! Kawasaki en rajoute une couche avec ses nouvelles petites 500 qui donnent tout. Et il y a quelques années, on vous aurait dit de foncer sur ces machines sans réfléchir. Mais le contexte a changé et Kawasaki n’est plus le géant intouchable qu’il était autrefois. La concurrence propose de belles motos à bon prix avec beaucoup de constructeurs chinois qui viennent jouer les troublions.
Alors comment se démarquent les verts ?
Ce qu’il faut retenir :
- Moteur : Bicylindre de 451 cm3, vilebrequin calé à 180°
- Puissance et couple : 45, 4 ch et 42,6 Nm
- Poids : 172 kg avec les pleins
- Aides électroniques : Pour quoi faire ?
- Prix : à partir de 5 999 euros
- Pour qui ? Ceux qui veulent gagner en confiance
Si tu veux t’équiper comme le pilote (1m82 / 82 kg) :
- Casque : Schuberth S3
- Blouson : Segura Dorian
- Pantalon : Bolid’ster Jean’ster 3
- Bottes : Segura Greez
Retrouvez la fiche technique complète de la Kawasaki Z500 sur A2Riders.com
1. Light is right : la moto A2 la plus légère ?

L’évolution naturelle de la moto ressemble à celle d’un Américain du Texas. Plus le temps passe, plus il est fat ! Mais Kawa n’a pas envie de vous faire débuter sur une enclume et préfère vous faire découvrir les joies du light is right. C’est Colin Chapman, fondateur de Lotus, qui est à l’origine de ce précepte.
Une moto légère, c’est une moto maniable qui possède moins d’inertie et qui tolère les erreurs. Une moto qui ne vous embarque pas à l’arrêt ou ne vous demande pas d’avoir le physique de Jason Momoa pour la balancer dans les virages.
La Z500 se pilote du bout des doigts, d’un simple regard, elle se place en se faisant oublier de son pilote débutant. Une moto naturelle, avec un bon équilibre à basse vitesse. La monte de pneus en 17 pouces et 160 de large à l’arrière, vient renforcer son comportement neutre et son agilité.
En ville, comme dans les virages, la moto devient ludique, avec son cadre treillis tubulaire qui rend la moto rigide, donc saine. C’est action/réaction et pas besoin d’avoir fait un stage de pilotage sur piste ou d’être un pilote du talent de Momo Govignon.
Alors, cette Z500 combien pèse-t-elle ? Rien ! À peine 164 kg sur la balance, avec les pleins et le liquide vaisselle inclus. À titre de comparaison, la Honda CB500 Hornet (ex CB500F) pèse 20 kg de plu. Pfiou !
2. Le rapport poids/puissance d’Erwan MacGregor, le cousin Breton en A2 du champion de MMA

Le moteur de 451 cm³ est une évolution des anciens 400 cm³. Sans rentrer dans les détails, en prenant un peu en cylindrée, la moto a gagné en agrément et en polyvalence.
À bas régime, elle se montre très douce et docile. Le moteur accepte de descendre bas dans les tours et vous pouvez donc oublier de descendre vos rapports sans avoir peur de voir la moto essayer de vous rejeter la faute ou de caler. Là, vous pouvez vous retrouver en 6ᵉ en ville, à 40 km/h et à 2 500 tr/min, la Z500 subira sans broncher et relancera tranquillement, mais avec aplomb quand vous déciderez d’accélérer à nouveau. Trop facile avec ce couple disponible en force dès 3 500 tr/min.
Ça y est, vous vous êtes souvenus qu’il y avait une boîte de vitesse et un embrayage ? Ça tombe bien, le levier à la main gauche se montre léger à manipuler et très doux, on l’actionne sans forcer. La boite de vitesse, le truc que vous actionnez au pied gauche, se montre précise et rapide à passer les rapports. Impossible de trouver un faux point-mort ou de se gourer. Vous voyez que c’est sympa ce petit jeu !
Et puis, on passe les mi-régimes, le petit bicylindre s’éveille. Il révèle un caractère sympa, il se met à rugir de la boîte à air, il grogne et grimpe avec entrain. Il adore qu’on lui rentre dedans pour hausser le rythme. On se retrouve à s’amuser à pousser jusqu’au-delà des 10 000 tr/min.
Ce petit moteur donne tout ce qu’il a sans se poser de questions et c’est très communicatif. Ça pousse sans tirer sur les bras. La sensation de vitesse sans se faire peur. Du plaisir A2 !
Et du coup, avec ses 45,4 ch et ses 42, 6 Nm, c’est un rapport poids/puissance qui lui est largement favorable. Si ce n’est pas le meilleur des A2, titre décerné à Aprilia avec sa RS 457, c’est le meilleur de sa catégorie. De quoi envoyer du wheeling et se tirer la bourre au départ d’un feu rouge. (Mais chut !)
3. Une moto accessible, petits et grands ou débutants et confirmés

Qui dit moto légère, dit moto accessible. Une hauteur de selle plus que raisonnable. Surtout qu’elle est fine entre les jambes. Donc pas besoin d’avoir les compas de Victor Wembanyama pour poser le pied au sol. Même les moins de 1,65 mètre y parviendront facilement. Le réservoir de 14 L permet de bien se caler et de tenir la moto comme il faut. La selle est confortable et spacieuse si on n’est pas The Rock.
L’ergonomie est celle de la moto école. Un petit guidon de roadster qui est naturel à prendre en mains. Un dos relevé pour une position confort et des jambes pas trop repliées. On est comme à la maison sur cette Z500 et c’est rassurant.
La prise en mains se fait donc rapidement.
4. Un coup de vieux pour ces Kawasaki ?

Les experts avec un grand H (coucou les gars de TrashTalk), vous diront que ce n’est qu’une vulgaire resucée de la Z400 et que Kawasaki a pris un coup de vieux dans les dents. Un peu, c’est vrai.
C’est vrai que la fiche technique ne fait pas rêver : un bicylindre calé à 180° (quand le CP2 de la MT-07 est calé à 270°) qui fait un bruit de tracteur au ralenti, un freinage simple disque avec étrier axial 2 pistons à l’avant qui semble léger, une fourche télescopique classique et pas inversée, qu’ils ont dû trouver sur les étagères au fond de l’usine. Pas d’électronique, pas d’anti-patinage, pas de modes de conduite… Si, il y a un TFT connecté en option et sur la Ninja un keyless en option.
Mais est-ce vraiment mal de vouloir faire simple ? Avez-vous besoin de tous ces grigris pour vous rassurer si la base de la moto est saine, le poids et la puissance maitrisables ?
Pas besoin d’anti-patinage ou de modes de conduite, car avant de vous retrouver à burner en pleine réaccélération, il va se passer du temps. La puissance est délivrée de façon linéaire, la poignée de gaz est parfaitement gérable et la bête ne s’emballera pas. Vous apprendrez gentiment à doser vos accélérations sous la pluie.
Par contre, les suspensions, c’est mou. C’est mooooouuuuu. Ça rend la moto vivante, on accélère et l’avant se lève un peu, on freine, ça plonge un peu. Bref ça bouge. C’est déstabilisant au début quand on roule comme un cochon. Mais on finit par s’y habituer et surtout cela ne gâche en rien la tenue de route de la Z500. On finit par lui faire confiance et sa capacité à enchainer les virages permet de s’amuser vraiment. Et tant pis si la fourche manque d’hydraulique et de progressivité et que la lecture de la route n’est pas incroyable. Vous n’allez pas taper des temps avec cette machine. Et une bonne monte de pneus à la place des Dunlop, vous aidera à progresser.
Le freinage ? Vu le poids, pas besoin d’être surarmé. Il est parfaitement adapté à la machine et à l’usage qu’en fera le pilote. Pas trop puissant pour ne pas se faire peur, suffisamment pour tenir en cas de coup de folie, à arriver trop vite sur un virage.
Enfin, Kawasaki mise sur ses forces : une image de marque, une qualité de fabrication et d’assemblage (la moto est nickel), la fiabilité avec une révision tous les 12 000 km et un gros réseau pour ne jamais être loin de son concess. La marque japonaise veut donc capitaliser sur sa réputation en mettant en avant sa qualité, ses performances et son réseau.
L’avis d’A2 Riders
Voilà une moto qui ne s’embarrasse pas des effets de modes et permet aux nouveaux pilotes de se concentrer sur l’essentiel : la route. Parfait pour se familiariser en douceur. Et même les plus expérimentés trouveront du plaisir sur cette machine. La preuve, les vieux journalistes essayeurs blasés ont passé l’une des meilleures journées de la saison à se tirer la bourre sur les petites routes d’Espagne. Du pilotage plaisir qui fait plaisir !
On aime
- Moteur doux, mais aussi marrant
- Légère et accessible
- Donne confiance
On aime moins
- C’est quand même pas des suspensions de ouf
- La fiche technique n’est pas la plus bling
- Le prix est-il vraiment pertinent ?
Retrouvez la fiche technique complète de la Kawasaki Z500 sur A2Riders.com
Et la concurrence ?
En ne prenant en compte que les natives A2, on peut donc trouver Triumph avec ses très réussies 400, mais il faut aimer le look néo-rétro. Honda a remis au goût du jour sa CB500F, qui s’appelle désormais CB 500 Hornet mais le tarif est 1000 euros plus cher. KTM propose sa pétillante 390 Duke, qui ne manque pas de caractère et d’arguments en étant mieux équipé.
Certains se demanderont aussi, si ça ne vaut pas le coup de passer directement à la Kawasaki Z650.
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