EV Outlier : Honda lâche le futur en roue libre

Vous voyez Akira, la moto de Kaneda qui vous hante depuis le collège ? Honda a clairement coché la case. Sauf que là, ce n’est pas juste du cosplay. L’EV Outlier Concept débarque au Japan Mobility Show 2025 avec une promesse simple : montrer ce que l’électrique peut faire qu’aucun thermique ne sait faire. Et bim !

Franchement ? On s’attendait à un énième OVNI de salon. On a une vision crédible des motos des années 2030. Pas un proto prêt à sortir demain, mais un paquet d’idées qui vont ruisseler sur nos garages. Vous êtes prêts ?

Pourquoi ça nous concerne, nous, permis A2

Parce que Honda ne joue pas à Minecraft. L’Outlier prolonge le duo EV FUN et EV Urban lancés à l’EICMA 2024, et s’affiche aux côtés de la prochaine WN7, la première Honda électrique de série. Le message : la techno du concept sert de labo pour les futures motos… dont des A2. Traction 2 roues, interfaces HMI, ergonomie basse : tout ça peut descendre de gamme, vite, comme un iPhone 15 qui devient l’iPhone SE de la moto. Et oui, on garde la charge rapide, pas la dynamique des prix Apple.

Low & Dynamic : l’esthétique qui change la perception

Honda appelle ça la Precision of Intrinsic Design. En français de paddock : on dessine en partant de la fonction. Résultat, un gabarit allongé, très bas, et une silhouette qui mélange muscle-car et monocoque futuriste.

  • Seat height sans pitié : la selle descend au max. Pas seulement pour les petits gabarits : baisser l’œil du pilote change tout. Tu vois la route autrement, tu sens l’accélération différemment.
  • Pour accentuer cet effet, Honda charge visuellement l’avant. Plus de masse devant, plus de « je suis assis bas » dans le cerveau. Psychologie 1, gravité 0.
  • Et ce dossier façon baquet ? Ce n’est pas un caprice de designer. Il encaisse l’accél’ EV et sert de pivot de hanches en virage. Oui, tu tournes « par les hanches ». Ryan Gosling validerait le flow.

Conclusion : c’est bizarre la première minute, addictif la deuxième. Comme le premier run en supermot’ électrique… version Tron Legacy.

Châssis et transparences : Gold Wing meets cyberpunk

Sous la peau fumée, on aperçoit la cinématique : une fourche type Hossack / double triangulation (famille Gold Wing) qui sort la tête haute. Le carénage avant est transparent et bouge avec la suspension : quasi pas d’espace entre pneu et « nez ». Aero, mais show-off.

En bas, un sabot transparent enroule la batterie, posée très bas pour abaisser le centre de gravité. L’idée est simple : laisser l’air filer sans cacher la techno. On mate la belle mécanique tout en gagnant de la portée. Beyoncé dirait : show me what you got.

L’équipement qui irait trop bien avec le EV Outlier

Le casque Scorpion EXO-GT SP Air

Ce casque est le fer de lance de la nouvelle gamme Scorpion. Avec sa coque en fibre pré-imprégnée et son design aux lignes tendues, il s’accorde parfaitement au look « vaisseau spatial » de la EV Outlier.

Il est conçu pour le silence et la stabilité, deux points cruciaux sur une moto électrique sans bruit de moteur pour couvrir les sifflements aérodynamiques. Il intègre un écran solaire et une lentille Pinlock de série.

Pour qui ? Le motard qui veut un casque au look futuriste sans payer le prix d’un Shoei ou d’un Arai.

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Deux moteurs, deux roues motrices : traction de l’espace

Le cœur du délire ? Deux moteurs in‑wheel, un dans chaque moyeu. Donc transmission intégrale. Pas de cardan, pas de chaîne qui bronze : le couple part direct dans l’asphalte.

  • En usage normal, le moteur arrière fait le taf.
  • Quand tu ouvres en grand, l’avant s’invite pour t’arracher à l’horizon.
  • Entre les deux, l’électronique fait du torque vectoring maison, selon l’adhérence, l’angle et l’humeur du jour.

Avantages ? Départs catapultés, motricité pavée/mouillé/gravillons, stabilité au freinage régénératif (oui, on récupère à deux roues). Inconvénient possible ? L’inertie non suspendue augmente avec les moteurs dans les roues. Mais Honda sait jouer avec les bras oscillants et la géométrie. On jugera sur pièces.

Et la batterie dans tout ça ?

Honda ne balance pas de chiffres. Mais le timing “2030s” crie solide-state à l’horizon. Plus de densité, moins de chauffe, charges plus courtes, pack plus compact et bas. Traduction pour nous : même avec l’aero et les gros boudins, on vise une autonomie crédible sans trimballer une armoire normande. On prend.

HMI : les rétros en 4K et un cockpit qui parle votre langue

Oubliez les tiges chromées. L’Outlier remplace les rétros par des caméras. Le retour, c’est un large écran ultra‑fin qui traverse le guidon. Au centre, la vitesse. Sur les côtés, la vue arrière gauche/droite. Tu checkes tes six sans casser la nuque.

En dessous, un deuxième écran : modes de conduite, répartition de couple avant/arrière, animation live de ce que font les deux moteurs. La GUI affiche même l’angle de la moto. Gadget ? Non, feedback utile pour progresser. Et Honda tease une personnalisation au rider : niveau, préférences, trajets suggérés. Ne panique pas : pas besoin de donner ton RIB, juste ton style.

Gliding vs Ecstasy : la double vie d’une EV

Honda résume la sensation en trois mots : Gliding, Ecstasy, Low.

  • Gliding : le vol plané. Silence, transitions douces, direction velours. Tu files sur un nuage, Travis Scott en fond.
  • Ecstasy : la gifle d’un couple instantané à deux moteurs. Réponses au doigt et à l’œil, accél’ qui plaque au baquet. Tu fais corps avec la machine.
  • Low : la position dynamique & basse qui rend les deux sensations encore plus intenses. Voir bas, sentir fort.

Ce mélange, on ne peut l’obtenir qu’en électrique. Avoue, ça donne envie de couper le son du monde pour n’entendre que le pneu qui fredonne.

Process Honda : pas un one‑shot de styliste

Derrière l’objet, une méthode. Honda a lancé une Waigaya géante (le brainstorming maison où tout le monde parle, du robot tondeuse au designer moto, Japon + overseas). Le boss du projet, Yuya Tsutsumi, a piloté du concept au modèle. Objectif : repartir de zéro, oublier les proportions « scolaires » du thermique, redéfinir ce qui est « beau » quand il n’y a plus de réservoir ni de V-twin à exhiber. Pari tenu : l’Outlier ne copie pas, il recompose.

Et pour le permis A2, demain on roule quoi ?

La question qui fâche (ou qui motive). L’Outlier tel quel ? Monoplace, techno de salon, puissance probablement pas bridable à 35 kW. Mais les briques, elles, sont taillées pour nous :

  • Siège bas = confiance + accessibilité, stop-and-go easy.
  • 2WD et gestion électronique = sécurité sur l’urbain pourri, pluie, pavés, marquages gras.
  • HMI claire = moins d’infos inutiles, plus d’attention route.
  • Guidage par modes = un Eco urbain, un Fun week-end, un Rain béton.

Reste les caméras rétros. L’homologation en Europe aime les miroirs physiques. Mais 2030, ce n’est pas 2025 : les voitures y sont déjà. Les motos suivront.

Côté poids ? L’in‑wheel alourdit les masses non suspendues, mais si le pack batte au plancher et l’aero fait gagner, le bilan peut rester A2‑friendly. À surveiller comme Jean‑Kevin surveille ses macros au crossfit.

Ce qu’on aime, ce qui questionne

On kiffe :

  • Le double caractère Gliding/Ecstasy.

  • L’aero transparente qui ne cache pas la techno.

  • Le 2WD pour la motricité de l’espace.

  • L’HMI avec caméras et large bandeau.


    On questionne :

  • L’in‑wheel et l’amortissement sur routes défoncées.

  • L’homologation des caméras sans miroirs.

  • Le côté monoplace quand on aime partager (ou juste caler un sac).

Verdict provisoire : pas une bulle, un teaser crédible

L’EV Outlier n’ira pas tel quel chez le concessionnaire. Mais il balise clairement la route : pack bas, 2WD intelligent, position basse qui change la donne, HMI qui fait du rider le centre. Et la cerise : une esthétique qui assume d’être électrique, sans singer les thermiques.

Si la WN7 ouvre le bal de série, l’Outlier joue le DJ pour la décennie qui arrive. Promesse tenue : l’électrique ne sera pas un blob homogène. Il y aura des machines qui font tourner les têtes… et les roues avant.

Prochaine étape ? On veut voir combien de ces idées glissent dans une A2 de 35 kW d’ici trois ans. On parie un café (électrique) que Honda a déjà un plan. Vous prenez la roue ?

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