Michael Dunlop, John McGuinness, Peter Hickman ? Si ces noms ne vous disent rien, c’est qu’il est temps de découvrir le Tourist Trophy, cette compétition incroyable qui se déroule actuellement sur l’île de Man !

Sur A2Riders.com, on aime beaucoup le Tourist Trophy et la course sur route. Au-delà d’une pratique qui semble réservée à des sauvages bourrés au Redbull en intraveineuse, cette discipline jugée trop dangereuse est en réalité une belle pratique avec des gens forts sympathiques à rencontrer et qui ont plus qu’un cerveau bien branché !

Une culture moto différente


Mon premier Tourist Trophy, je l’ai pris en pleine gueule. C’était il y a quelques années seulement, quand j’ai débarqué pour une série de reportages pour le site kap2cap.fr de Lolo Cochet. J’étais en immersion dans le seul team français présent sur l’île de Man, Optimark Road Racing Team. 15 jours passés avec les mécanos, les pilotes et toute l’équipe pour prendre le TT dans tout ce qu’il a à donner : des émotions fortes, très fortes, bonnes comme mauvaises.

J’y ai découvert un monde humain, qui sent bon la compétition d’antan, celle du Continental Circus. De la camaraderie, des équipes accessibles, des pilotes avec les pieds sur terre qui prennent le temps de parler avec vous entre deux courses. C’est aussi un sport qui se vit au contact, que l’on touche du doigt, ou plutôt dont on se prend le souffle en pleine gueule lorsque les motos frôlent le muret en passant à plus de 200 km/h. 

Les pilotes français sont présents en nombre cette année et l’on peut suivre Amalric Blanc, Wayne Bourgeais, Jonathan Goetschy dit « La bûche », le Breton Thimothée Monot, et Pierre-Yves Bian qui peut espérer un nouveau podium cette année.

Vous pouvez suivre leurs exploits en direct, grâce au streaming officiel, baptisé TT+ live pass.

Pas de place pour les fous


Comme me l’a expliqué le boss du team Optimark, c’est un sport pour pilote cérébral, « Si tu n’es pas concentré à 200 % ou que tu es une tête brulée, tu ne passeras pas les premiers virages », m’avait d’ailleurs confirmé un pilote. Même l’immense John McGuinness, l’un des pilotes les plus victorieux, croisé le soir au bar du paddock, vous le dira, « tu enfiles le casque, tu dois tout calculer, te projeter dans chaque virage, tout va très vite et il n’y a pas d’improvisation possible ». 

Pour comprendre de quoi on parle, on peut compter sur notre pilote-aventurier Momo Govignon. Lui le TT, il l’a fait 6 fois. Et comme il est sympa, il en a fait un tour commenté, avec une caméra embarquée sur la moto d’un copain. 

Oui, le danger et la mort sont présents, au quotidien, à chaque tour. Les drapeaux rouges qui stoppent les séances sont une source d’angoisse, celle de savoir si son pilote va bien pour les équipes et les entourages. Oui, il y a chaque année un décompte morbide, car ce risque fait partie inhérente de ce sport qu’il est difficile d’aseptiser complétement. Difficile à accepter dans une société intolérante à la mort et au danger, mais Le TT reste un défi à la vie et c’est ce qui rend cette course hors norme, et force l’humilité, la vraie.

Pour en revenir à notre pilote aventurier, il aime tellement le TT notre Momo, qu’il parcourt le monde pour participer à des courses similaires comme au Mexique avec la « Route de l’enfer ». Rien que ça.
Mieux, Momo n’hésite pas à participer à la création d’un Grand Prix du Cameroun, dans les rues de Douala, la capitale économique, une road race où les premiers tours se déroulent sur une route encore ouverte.

Envie de découvrir la course sur route ?

Bon ok, Momo pilote émérite et poète n’est pas le meilleur exemple pour un site qui est consacré aux jeunes permis. Mais il est possible de découvrir les joies du Road Racing et de la course sur route en France et en Europe. Demandez à Momo de vous parler de Chimay, ou des rallyes routiers avec son pote Julien Toniutti, le français le plus rapide du TT. Le Rallye routier, c’est une discipline en voie de disparition faute de moyens, mais qui mérite d’être connue et pratiquée.
Cette fois, demandez à Morgane de vous parler de son expérience grisante de ces rallyes. Oui Morgane avec un -E à la fin et non ce n’est pas Momo qui s’est déguisé, mais une pilote suite qui raconte son sport.


Tout ça pour vous inciter en tant que jeune/nouveau permis à ne pas avoir peur de repousser vos limites pour découvrir la moto et votre machine. Surtout que vous pouvez le faire dans un cadre organisé, avec des gens bienveillants qui seront ravis de partager leur passion dans la bonne humeur, sur route comme sur piste d’ailleurs. La moto est une pratique dangereuse, autant apprendre et se donner les bons outils pour rouler vraiment en sécurité.


C’est ce qu’on a fait sur piste afin de poser le genou pour la première fois. Une expérience grisante et plus utile qu’il n’y parait pour la vie de tous les jours.

Et du TT et des rallyes routiers, j’espère vous en reparler très bientôt sur le site.  

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One response to “Le Tourist Trophy, une course moto pour pilote cérébral”

  1. […] son côté, Julien Toniutti, le Français le plus rapide du Tourist Trophy, s’est attaqué au record dans la catégorie 500cc atmosphérique non caréné. Sur une Honda CB500 […]

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