Top 5
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    Top 5 des scramblers A2 en 2022

    Vous venez d’avoir le permis A2 et vous rêvez de la moto sans limites ? Vous voulez avoir la classe de Steve McQueen ? Voici le TOP 5 des scramblers A2.

    Mais, qu’est-ce qu’un scrambler ? À l’origine, c’est une moto de route que des motards hippies californiens ont voulu modifier pour ne pas se limiter au monde civilisé. Leur but dans la vie, c’était de renouer avec la nature, en roulant à fond dans les chemins de terre. Le Flower Powwweeeeeeer !

    Si le scrambler, c’est le précurseur de ce que seront les enduros, motocross et autres trails, c’est aussi une moto qui doit vous rendre cool comme un homme/femme libre.

    Le problème de ce classement, c’est qu’il y a un grand écart au niveau des tarifs et des prestations. De la Triumph haut de gamme à la moto chinoise accessible, c’est un coup à devenir schizophrène à la fin de ce top. 

    Alors, je ne vais pas prendre les motos pour les opposer en termes de performance, mais je vais le faire sur la fidélité à l’esprit scrambler. Pour cela, reprenons les codes du scrambler :

    • Un petit moteur bicylindre ou monocylindre. 
    • Échappement haut
    • Jantes à rayons
    • Pneus à crampons
    • Suspensions avec grand débattement. 
    • Un grand guidon
    • Quelques protections pour les parties mécaniques

    Les mentions

    Commençons par les motos qui ne sont pas rentrées dans le Top 5, celles qui ne sont ni assez cool pour le grand McQueen, et qui ne conviennent pas pour La Grande Évasion du weekend.

    Mash X-Ride 650

    Une petite moto qui respire la belle époque du scrambler. C’est mignon à regarder et ça rend nostalgique. Pourtant, Mash n’est apparu qu’en 2012. C’est la petite marque de l’importateur SIMA, qui s’occupe notamment de Royal Enfield.

    Pas d’héritage donc pour cette Mash, mais une vraie envie de soigner votre look et de vous proposer une madeleine de Proust motorisée à pas cher, tant que vous ne prêtez pas trop attention à certains détails de finition critiquables. 

    La X-Ride c’est un monocylindre de 644 cm3 qui développe 38,3 ch pour une moto de 177 kg. Une moto un peu schizophrène sur le côté tout-terrain, avec une roue de 17 pouces à l’avant, mais un ABS déconnectable.

    Rien de flamboyant, pas d’équipements avec des noms ronflants. Une moto simple, accessible, qui a ses défauts, mais qui tient la route. On la garde dans les mentions, afin de signaler sa présence.

    Prix : à partir de 5 799 euros.

    Honda CB 500 X

    « Tu t’es perdu en route Julien ?! »

    La réponse est non, j’ai bien mis un « trail » dans ce Top 5 scramblers. Mais regardons de plus près : une base commune avec un roadster, mais une suspension augmentée et des pneus orientés tout-terrain ? C’est marrant, mais ça ressemble à la définition même du scrambler.  Du coup la petite Honda polyvalente se retrouve en mention parce qu’elle est complètement scrambler dans l’esprit. Dommage que ce soit un trail …

    Retrouvez l’essai complet de la Honda CB 500 X que j’ai fait en Écosse.

    Prix : à partir de 7 299 euros

    CFMoto 700 CL-X

    Non, la CFMoto ne sera pas dans le Top5. Déjà, une moto qui s’appelle « Heritage » pour une marque qui n’en a pas, c’est une belle manipulation marketing qui manque de finesse.

    Ensuite, appliquons les critères Scrambler : 

    • Jantes à rayons ? Non
    • Echappement haut ? Non
    • Grand débattement ? 150 mm, ok. Mais garde au sol limitée (160 mm)
    • Capacité off-road ? Pas vraiment
    • Protection spécifiques tout-terrain ? non
    • Grand guidon ? Oui, mais il est en demi-cintre, donc pas plat.
    • Pneus mixtes ? Oui, mais Pirelli MT-60 RS qui sont plus orientés route.

    La petite chinoise est très moderne, emprunte quelques codes néo-rétro, chausse des pneus mixtes, mais c’est un roadster purement routier.  Le bicylindre de 693 cm³ a été bien accueillie par la presse spécialisée, qui pourtant à la dent dure sur les « chinoiseries ».

    La CL-X pèse moins de 200 kg (Tous pleins faits), propose de bonnes qualités dynamiques et un moteur joueur avec 68 Nm vers 6000 tr/min. C’est le moulin hérité de la Kawasaki ER-6 (encore !) mais amélioré, notamment grâce au ride-by-wire.  La 700 CL-X est certainement un roadster sympathique. Mais ce n’est pas un scrambler.

    Quant à CFMoto, c’est l’une des marques venues de Chine parmi les plus crédibles actuellement. Sauf qu’en montant en qualité, la marque est aussi montée en prix. Et à 6 999 euros, personnellement je louche chez les Japonais avec une fiabilité établie et qui s’appuie sur un gros réseau pour suivre l’entretien de ma moto. 

    Prix : à partir de 6 999 euros.

    Brixton Crossfire 500 XC

    Des pneus à crampons, une roue avant de 19 pouces, un garde-boue avant en position haute, un guidon rehaussé, une selle plate et la petite plaque de numéro sur le côté. Nous avons un scrambler !

    Brixton fait évoluer son roadster Crossfire 500 pour en faire une moto aux idées sales dans sa version XC. Le résultat est réussi visuellement, peut-être même encore plus convaincant que l’original. 

    Un bicylindre en ligne de 486 cm³, naturellement A2 et qui développe 43 Nm de couple. Un peu court, mais suffisant pour tracter gentiment les 195 kg (Tous pleins faits) de la bête 

    Il y a aussi une attention aux détails : petite grille très design pour le phare avant, petit sabot moteur, des crash-bars, une grille de radiateur, des caoutchoucs pour serrer le réservoir quand vous êtes debout. La Crossfire XC n’a pas peur de ses prétentions off-road et semble vouloir pousser au vice. 

    La Brixton Crossfire 500 est disponible à 6 999 €. Pour une moto chinoise, qui porte un nom british, importée par des Autrichiens (KSR), ça commence à faire un peu cher. Mais les équipements sont là : des suspensions KYB réglables avec fourche inversée et 150 mm débattement. Et des pneus Pirelli Scorpion STR

    Il faudra juste tester la solidité de tout ça. Si les pièces ne doivent pas couter cher, il faudra juste trouver un revendeur… ou connaitre la référence sur AliExpress. Oh qu’il est taquin !

    Top 5 des scramblers A2

    Vous hésitez entre rejoindre les copains en terrasse pour déguster une IPA de microbrasserie à 10 euros la pinte ou partir gambader dans les champs pour communier avec votre côté sauvage ? Voici les 5 meilleurs scramblers en 2022 (si vous venez tout juste d’avoir le permis, of course !)

    5. Royal Enfield Scram 411 : à la cool

    Les Indiens ont créé un scrambler en faisant le chemin inverse de la logique scrambler, celui de prendre une moto de route pour la mettre dans la terre. Eux, ils ont pris un trail conçu à l’origine pour grimper jusqu’au Khadung La Pass, et l’ont modifié pour le faire redescendre en ville. N’empêche, ça marche, la Scram coche toutes les bonnes cases. Pour moins de 5000 euros, voilà un petit mono cylindre de 24ch qui en donne pour son argent et soignera votre look au quotidien.

    Sans réelle concurrence à ce tarif, la Scram n’est pas plus haut parce qu’il faut reconnaitre qu’il manque une dizaine de chevaux pour être à l’aise partout sur la route. Disons que c’est une moto pour rouler tranquille, se trainer en regardant les coquelicots dans les champs. Il est là, l’esprit Flower power des origines. 

    Retrouvez l’essai complet de la Royal Enfield Scram 411 en cliquant ici

    Prix : À partir de 4 999 euros

    4. Ducati Scrambler : scrambler bourgeois ?

    Je vois déjà les motards endurcis grogner : « Ça, ce n’est pas une moto, c’est un jouet pour bobo parisien ! ». Comme souvent, cette fine analyse du lambda frustré qui roule sur son SV ou son Fazer de 2004, est fausse.

    Le Scrambler est né en 1962 chez Ducati et deviendra très vite une icône. Dans les années 2000, lorsqu’il est revisité, c’est à nouveau un phénomène mondial qui est devenue la moto la plus vendue par la firme de Bologne. Oui, moi aussi je suis choqué.

    La petite Ducati est une boule de fun. Une moto vivante, très sympa à rouler grâce à son moteur, un bicylindre en L hérité de la Monster du début des années 2000 et remis aux normes euro5. Ses suspensions, avec 150 mm de débattement, vous laisserons vous amuser à passer des gués et traverser les champs. De toute façon, avec les Pirelli MT-60 RS, mieux vaut rester raisonnable. Peu importe, elle reprend tous les codes scrambler et on ne regrette que l’échappement bas. Bah oui, si tu ne te brules pas la cuisse, ce n’est pas drôle ! 

    Oui, mais son prix est élevé et élitiste ? 8990 € pour la version basique Dark et 11 990 euros pour la version Desert Sled, ça commence à marquer ça différence pour une petite moto. Mais ce n’est pas si éloigner que ça de la réalité du marché et de ce que propose la concurrence, puisque certaines motos chinoises affichent le même tarif.

    Non, le vrai problème, c’est d’avoir le bon goût d’acheter la bonne version du Scrambler. La plus récente étant l’« Urban » que nous allons ignorer, puisque c’est un supermotard pour bobo. Clairement, si vous voulez un Ducati Scrambler, faites ça bien. Prenez une Icon ou cassez la tirelire avec une Desert Sled (le vrai scrambler, c’est lui !)

    Prix : À partir de 8990 (Ensuite, c’est vers l’infini et au-delà !)

    3.Husqvarna Svartpilen 401 : le choix malin

    Beaucoup d’entre vous sont venus me vanter les mérites de la petite Husqy, me proposant même d’essayer la leur, et je vous en remercie. La Svartpilen est appréciée par ses cavaliers et cavalières, mais peu répandue. La moto suédoise est une sorte d’anomalie charmante. Un roadster qui se la joue scrambler : jantes à rayons (mais seulement 17 pouces à l’avant), pneus à crampons, phare rond, guidon surélevé et plat, petit sabot moteur, la Svartpilen coche les toutes les bonnes cases.

    Son look la rend inclassable : ni classique, ni moderne, ni compliquée, ni épurée. Et pourtant, ça marche et ça la rend unique. Unique aussi à cause de son moteur : un monocylindre de 44 ch. Une idée qui date du 18e siècle, mais on s’en fout puisque ça marche bien ! Le 373 cm³ possède caractère unique, bien nerveux qui ne demande qu’à se faire tirer dedans. C’est le moteur que l’on retrouve chez le grand frère KTM, dans les 390. S’il ne développe que 37 Nm, on s’en fout parce qu’elle ne pèse rien : 150 kg ! Une plume.

    Comme les petites KTM, elle propose des équipements hauts de gamme, notamment des suspensions WP.  Voilà une moto joueuse qui appréciera les balades sur les petites routes et sur les chemins. La Svartpilen 401 profite à fond de l’ADN et l’héritage enduro de sa famille suédoise. 

    Comme quoi, l’esprit scrambler, ce n’est pas incompatible avec un look moderne, quand on sait s’y prendre. 

    C’est mon coup de cœur de ce Top 5

    Prix : à partir de 6 449 euros. 

    2. Triumph Street Scrambler

    Le mec fait un Top 5 scrambler et il ne met pas une Triumph en numéro 1 !

    Normalement, si je vous parle d’un scrambler, vous imaginez le beau Steve McQueen torse-nu sur sa Triumph TR6 SC, le symbole de la virilité motarde ! 

    Les premiers scramblers étaient des Bonnies (surnom des Bonneville) off-roadisé à l’arrache. Cette Scrambler 900, c’est toujours une Bonneville.

    La Scrambler 900 porte son héritage avec élégance, apportant de la modernité par petites touches, Sur cette moto, vous avez tous les codes scrambler, même l’échappement haut pour se bruler la jambe comme il se doit. Et vous pouvez déconnecter l’ABS et l’anti-patinage pour revivre à fond « la Grand Evasion » lors de votre balade du dimanche. 

    Une moto agréable à conduire, le bicylindre parallèle de 900 cm3 est facile et doux. Il propose 80 Nm de couple à 3 200 tr/min, il faut bien ça pour pousser les 223 kg à sec de la bête. Ce poids et la jante avant de 19 pouces en font une moto un peu pataude et pas toujours facile à mettre dans les chemins.

    C’est THE Scrambler, la moto de Steve McQueen, le scrambler le plus charismatique mais pas le plus performant.

    Elle est numéro 2, parce qu’il faudra débourser 11 295,00 € pour être cool et que le scrambler que j’ai placé en numéro 1, fait mieux avec 2 fois moins.

    Prix : À partir de 11 295 euros

    1. Fantic Caballero 500

    Je suis adepte des surprises, mais avouez que là, c’est mérité, non ?

    Alors oui, le scrambler en 1 n’est pas une Anglaise et je ne semble donc pas respecter mes propres règles. Pourtant, la Fantic Caballero 500, c’est une petite italienne, au nom mythique, une institution de la moto à crampons. 

    Caballero c’est une moto qui fera vibrer les souvenirs des plus expérimentés parmi vous, ceux qui étaient adeptes d’enduro et de 125, et surtout ceux qui ont connu la première Caballero 50 dans les années 70. Racheté par des investisseurs en 2014, Fantic se reconstruit petit à petit et cherche à ne plus se reposer sur la puissance industrielle chinoise pour ses moteurs et ses pièces.

    Un partenariat avec Yamaha, le rachat de l’usine Motori Minarelli et l’envie de sortir un bicylindre, plus gros, pour ses futurs modèles, Fantic remonte en selle, bien aidé par le petit succès de la Caballero. 

    Si le châssis est « fait maison », pour le moment, Fantic se contente du moteur Zongshen. Un monocylinde de 450 cm³ à refroidissement liquide, développant 40ch pour 40 Nm de couple. Sachant que la moto pèse 150 kg, c’est un rapport poids-puissance plus que favorable. D’autant que ce monocylindre s’avère être souple, mais suffisamment tonique pour pousser dans les chemins.

    C’est un vrai scrambler comme on les aime : suffisamment joli et civilisé pour trainer fièrement à la terrasse des cafés. Suffisamment rustique pour faire un peu le con dans les chemins. 

    La moto est facile, sympa à piloter, avec du couple à bas régime, ce qui est surprenant pour un monocylindre à course courte, qui s’avère plutôt disponible un peu partout. Une roue de 19 à l’avant, des jantes à rayon, des pneus mixtes Pirelli Scorpion STR, 150 mm de débattement de suspensions, une fourche inversée de 43 mm de diamètre et un ABS déconnectable. Si ça, ce n’est pas un scrambler pour faire le con !

    Si vous aimez encore plus faire des choses coquines dans les champs, la version Rally propose une orientation plus tout-terrain avec des suspensions à 200 mm de débattement, un bras oscillant revu et des pneus avec des belles tétines, Michelin Anakee Wild.

    La Caballero, c’est une petite moto polyvalente qui sent bon les Seventies, la simplicité et l’efficacité. Voilà l’esprit scrambler !

    Mais il y a un problème : un réseau de distribution compliqué à trouver en France. De quoi refroidir ce qui ne sont pas des adeptes de la clé à molette comme moi.

    Prix : À partir de 6 790 euros. 

    Bonus : Benelli Leoncino 800 Trail

    Je termine avec une moto hors concours, car pas encore sortie (la présentation presse se déroule au moment de l’écriture de ce papier).

    Benelli c’est une vénérable marque italienne passée sous le giron de QJ Motors. Oui, ce sont des Chinois et Benelli s’appuit sur son catalogue de moto, comme pour la TRK. Les Italiens s’en défendent en disant que les motos « sont dessinées et développées au siège, la Maison du Leoncino à Pesaro le cœur de la marque ».

    Peu importe. Benelli renouvelle sa gamme avec des moteurs de 754 cm3 et le Leoncino version scrambler propose de belles choses sur le papier : des pneus mixtes avec une roue de 19 pouces à l’avant, des jantes à rayon, un échappement haut, une suspension de 148 mm de débattement (Marzocchi s’il vous plait) et de 50 mm de diamètre pour encaisser un peu de violence, un petit saut de vent et surtout une plaque avec numéro, classe ! Les Italiens ont tout fait pour en faire un scrambler, sauf le nom : Trail. Putain, les gars !

    Cette sino-italienne monte en gamme, propose même un frein avant avec étriers radiaux. Mais comme toutes les « chinoises » qui s’améliorent, le prix remonte : 8990 €. Et là, on se dit qu’il y a peut-être mieux chez les Japonais, voir chez les Européens. (Suivez mon regard vers le classement ci-dessus).

    Une moto moderne, épurée, mais qui sait jouer des codes néo-rétro. Sur le papier, son principal défaut, c’est que ce petit scrambler est une enclume : 234 kg, tous pleins faits. On attendra de faire un tour avec pour en tirer une conclusion ferme.

    Et vous, quel est votre Top 5 scramblers ? 

    6 thoughts on “Top 5 des scramblers A2 en 2022

    1. Bonjour,
      Je ne peux qu’être d’accord avec votre classement :
      J’ai le 500 Caballero Rally depuis 1an, 7500 km de routes et de pistes 👌 et… je suis en train de changer ma Royal Enfield 500 Classic par une Triumph 900 Scrambler 👌✌️
      Bruno

    2. Pour ma part, j’ai repris tranquillement avec une Caballero 125, principalement pour aller au travail (et limiter les dépenses en carburant). C’est un vrai jouet, qui invite à prendre les vieilles routes sinueuses et défoncées, ou chemins en terre et gravier ! J’ai d’autres priorités, mais je lorgne tout de même sur les 500, en attendant le futur bicylindre.

    3. Et la Benelli Leoncino 500 T ?! Très surpris que vous ne parliez pas de cette dernière alors même que vous évoquez la 800, qui n’était pas encore sortie au moment de la rédac de l’article et qui est clairement moins dans l’esprit scrambler que la 500 vu son poids! Quelle est la raison de ce parti pris?

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